Samedi 3 février 2007

Bonne nouvelle: nous avons réussi à obtenir juste pour vous, de nouvelles images du film dont des photos du tournages (histoire de juger de l'ambiance) et de quelques personnages...

Voici deux de ces photos, dont l'une de la charmante Atita et l'autre d'une scène qui s'annonce plutot hot pour un film Gabonais.

A suivre (absolument)...

par Mangoye ² publié dans : lombredeliberty
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Mardi 30 janvier 2007

 Une femme de caractère
Interview avec Kyara BONGO, comédienne.

 Edition Spéciale JCC 2006

Métisse, Kyara Bongo est de père gabonais et de mère congolaise. Sensible et d’une grande finesse d’esprit, après plusieurs téléfilms, elle investit le cinéma et maintenant le théâtre. Elle a accepté de nous accorder cet entretien au Festival de Carthage à Tunis où elle est venue présenter L'ombre de Liberty avec Michel Ndaot (qui joue le Capitaine Emuku dans le film), Antoine Gombe (assistant monteur du film) et son réalisateur, Imunga Ivanga.

 Qu’est-ce qui vous a attiré dans le projet du film L’ombre de Liberty présenté à ce festival de Carthage en Première mondiale ?

D’abord j’ai été sensible au thème, puis la force de caractère du personnage que j’incarne m’a séduite.

Ce n’est pas un rôle facile. D’autant que vous avez une scène un peu « chaude » (sexuelle).

Tout dépend de ce que l’on veut montrer. Ce n’est pas parce que c’est une prostituée qu’il faut tomber dans la vulgarité. Il faut même voir derrière ce personnage qui vend son corps la métaphore de toute une difficulté économique qui frappe les femmes, la jeunesse africaine.
Quant à ce que vous appelez « scène une peu chaude », il était important de la montrer en train de faire son travail, (on ne voit pas ses seins, ni sa nudité, uniquement ce qui est nécessaire). Le personnage garde toute sa dignité.

Il y a un parallèle qu’on peut faire avec Les Saignantes de Jean-Pierre Békolo (Cameroun, 2005) film poético-politique où deux femmes prostituées constituent les personnages principaux.

Vous me posez une colle, car je n’ai pas encore vu le film. J’ai dîné hier soir [dimanche 12 novembre 2006, NdR] avec le réalisateur, Jean-Pierre Békolo. On a discuté cinéma et j’ai très envie de voir le film. J’irai le voir mercredi avec plaisir.

Avez-vous préparez le rôle ?

Hmm, pas vraiment ou alors en très peu de temps... Surtout parce c’est d’abord une femme de caractère (et sans prétention aucune, je le suis). J’avais cependant le trac, la peur de me louper pour mon premier grand rôle au cinéma. Mais le réalisateur, Imunga Ivanga, m’a aidé à construire mon personnage et j’y ai mis ma touche personnelle.

Quelles sont vos influences, vos films préférés ?

D’abord faire du cinéma pour moi c’est un rêve de petite fille qui se réalise. J’aime les films de robe, de princesse (Sissi l’impératrice, …). Mais au-delà c’est moins des films préférés que des comédiens qui me marquent. Par exemple Jamie Foxx dans Ray, ou Morgan Freeman dans l’avant dernier Clint Eastwood…

Million Dollar Baby ?

Oui c’est ça, Million Dollar Baby. Ou encore Sharon Stone dans Basic Instinct. Sans oublier Alfred Hitchcock (tout Hitchcock : L’homme qui en savait trop, …).

Les salles de cinéma ferment les unes après les autres en Afrique. Ce n’est pas désespérant de faire un film qui aura peu de chance d’être projeté dans assez de salles africaines ?

Oui, c’est dommage que les choses se passent ainsi. Cependant les gouvernements doivent faire quelque chose. Souvent on ramène le cinéma aux paillettes, or il est important que la rencontre avec le public se fasse. C’est réconfortant, gratifiant de savoir que le film dans lequel on joue, pour lequel on s’est investi est vu, aimé. C’est aussi dur pour le public de ne plus disposer de lieux suffisants.

Quelles sont vos perspectives, vos envies ?

Mes envies ? Être dans le maximum de projets possibles.
Mes perspectives ? Me donner les moyens d’y arriver.
Mais par-dessus tout, ma grande perspective, tout ce vers quoi je tends le plus, c’est partager, tout simplement.

 

 

Thierno I. DIA, à Tunis.

 

 

 

 Article paru dans Africiné http://www.africine.org/?menu=art&no=4904

 

 

par Imunga Ivanga publié dans : Interviews
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Mercredi 24 janvier 2007

Les rôles principaux:





Michel Ndaot est le Capitaine Ekumu
Kyara Bongo est Atita
Laurent Owondo est Mateup
Philippe Mory est le Colonel Paturo

Les autres comédiens:
Lyne Lecland Mpoundji est Ezéni
Mathias Ndembet est Mabika
Privat Ngomo est le Président Maraud Muntu Nyama

L'équipe technique:
Réalisateur et scénariste: Imunga Ivanga
Chef opérateur: Richard Mercier
Ingénieur son:  André Békalé
Effets et montage sonore: Florent Vrac
Mixage: Jean-Paul Loublier
Montage: Stéphanie Gaurier
Musique: François N'Gwa
Créateur de costumes: Chouchou Lazare
Maquillage et make up: Nadine Otsobogo Boucher
Chef décorateur: Bonaventure Ivendengani (Boudi)

Les producteurs:
Charles Mensah (Cenaci)
Ogoula Ivanga et Imunga Ivanga  (IP12)
Hugues Nonn (Adelaïde Productions)

par Pako publié dans : lombredeliberty
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Mercredi 24 janvier 2007

SORTIES EN SALLES ET FESTIVALS DE L'OMBRE DE LIBERTY

"L'Ombre de Liberty"  a été projeté au Centre Culturel Français (CCF) le 25 janvier 2007.
400 personnes y étaient  présentes (bientôt les photos).

Il sort en salles du 2 au 16 férvier 2007 au CCF de Libreville
Festival de Mons (Belgique) du 9 au 16 février 2007
Fespaco (Burkina Faso) du 24 février au 03 mars 2007

Quelques images inédites du film

Atita affronte Ekumu

Ekumu et Ezéni dans la scène de séparation.

Le Colonel Paturo, le Capitaine Ekumu et le Sergent Bikouka: concertation après l'arrestation de "Liberty".


 

Le Président Maraud Muntu Nyama lors d'une séance ésotérique

Scène de torture  de Mateup par le Sergent Bibouka et Le Capitaine Ekumu

 

 

 

par Pako publié dans : lombredeliberty
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Vendredi 19 janvier 2007
«L’OMBRE DE LIBERTY»
Nous le sommes tous !

 


Tanit d’or en 2000, avec son long métrage "Dolé" ("L’argent"), Imunga Ivanga a participé avec "L’ombre de Liberty", en compétition long métrage cinéma, à ces dernières J.C.C.
Le réalisateur gabonais est plus réfléchi et plus juste dans sa manière de tourner et d’avoir écrit le scénario, l’histoire ; une histoire qui peut se lire aussi bien au premier qu’au second degré et qui met l’index sur différents problèmes de société.
Une ombre plane sur la ville. Seul un nom court sur toutes les lèvres : "Liberty", et une voix sur les ondes : celle d’un homme. Personne n’a jamais vu son visage. Personne ne le connaît tout simplement. Mais chacun remet son espoir en lui. Chacun l’attend, sauf le gouvernement.
Sa tête est donc mise à prix. Les militaires et les forces spéciales redoublent d’effort pour sa capture, notamment un jeune capitaine, Ekumu, qui a besoin de cet argent pour soigner son fils atteint d’une tumeur.
Dans son film, Imunga Ivanga a représenté presque toutes les couches d’une société : l’intellectuel "castré" par le journaliste, les femmes qui essayent de s’en sortir par la prostituée, les vendus par le dénonciateur etc. Toutes les petites gens qui forment un peuple. L’autorité est représentée par les forces spéciales que le réalisateur, par un clin d’œil, compare aux SS. D’ailleurs, au-dessus du QG de ces forces, un panneau indique forces spéciales en un seul mot, regroupant le s final de forces et le s initial de spéciales. Doit-on comprendre par là que la police et les hommes d’uniforme, en Afrique (l’action se passe dans un pays africain), sont de la même "race" que les SS, les nazis ?
Ce qui nous a le plus accroché dans "L’ombre de Liberty" c’est le côté mystère à la limite du mysticisme. Imunga Ivanga a su jouer avec cette frontière comme un funambule sur son fil.
L’histoire est racontée par le capitaine Ekumu, qui, après s’être "trompé" de Liberty, est rétrogradé et envoyé en brousse, où il sombre peu à peu dans la folie. Donc, c’est la narration d’un homme fini et dans ce cas peut-on avoir confiance en son récit ? Le cerveau humain, surtout en état de dépression, peut jouer des tours et inventer ce qu’il veut d’autant plus que le fils de Ekumu décède en cours d’opération, et que sa femme l’abandonne.
Imunga Ivanga joue donc beaucoup avec cette limite entre le mystère et le mysticisme, entre le réel et l’irréel aussi bien dans son histoire que par sa manière de tourner. Ne serait-ce pas pour nous dire que nous sommes tous, d’une manière ou d’une autre, l’ombre de Liberty, car chacun de nous a son ou ses espoirs ?
Quant aux acteurs, ils ont su défendre leur rôle, donner un ton juste et réel à leur personnage.

Z.H
par Africultures publié dans : Revue de presse
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