Vendredi 16 mars 2007
par Imunga Ivanga publié dans : lombredeliberty
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Jeudi 22 février 2007

"L’Ombre de Liberty" d'Imunga Ivanga sur les écrans du Gabon

Le 25 janvier dernier a eu lieu au Centre culturel français de Libreville, la grande première de "L’Ombre de Liberty", 2d long-métrage du jeune prodige gabonais Imunga Ivanga, qui avait déjà remporté le Grand prix spécial du Jury à Cannes Junior en 2000. Dans cette fable moderne sur la liberté et l'ambiguïté de l'homme, une voix plane sur les ondes : celle d’un homme que personne n’a jamais vu mais en qui chacun, sauf le gouvernement, remet son espoir. A voir au CCF à partir du 2 février.
© Imunga Ivanga
 

L’Ombre de Liberty est un puzzle donné à résoudre au public après que celui-ci soit sorti de la salle de cinéma. En témoignent les débats qui suivent la projection du film. Liberty était-il Mateup, ce journaliste, dissident social, à la prose métaphysique et poétique ? Ou sa sœur Atita, une prostituée dont la morgue altière a un côté "Grande Royale" qui lui préserve toute sa dignité ? Pourquoi la voix de Liberty peut-elle continuer d’être entendue alors qu’il (ou elle) a du mourir dans l’explosion de sa camionnette radio pirate ?

Le film d’Imunga Ivanga suscite bien plus de questions que l’on ne saurait inventorier. C’est un film courageux, pour ne pas dire audacieux. C’est une peinture sociale, un fort stimulus qui éveille la conscience tout en l’entretenant dans ce fantastique qui tient sinon du monde des rêves du moins à celui des épopées extraordinaires et des mythes africains. La narration du film en elle-même rappelle, dans une certaine mesure, cette écriture par tableaux dont se sert Aimé Césaire dans le "Cahier d’un retour au pays natal".

Plus concrètement Liberty est une voix qui, comme celle de Jean le Baptiste dans les Evangiles, crie et annonce l’avènement d’une ère nouvelle. C’est un Robin des bois qui vole aux riches le pouvoir médiatique pour le donner aux pauvres. A la manière des Dub-poètes jamaïcains, son verbe est une poésie politique, une diatribe révoltée, un envol de l’esprit opprimé et un appel à la désobéissance civique. Cette voix, qui dérange surtout un pouvoir politique oligarchique et visqueux tenant pour l’essentiel dans la luxure et les sociétés secrètes, ne se laisse cependant saisir par personne, ni par les traîtres, ni par les forces armées et leurs grenades.

Imunga Ivanga reste dans la chronique sociale entamée avec "Dôlè", film dans lequel il dépeint une jeunesse en mal de devenir. Il brosse, avec L’Ombre de Liberty, la pauvreté matérielle, spirituelle et morale, les peurs et les lâchetés de chacun d’entre nous, le refuge dans l'alcool, la désespérance, la démobilisation, etc. Autant de situations sociales que démasque le film et que ne rate pas d’immortaliser les photos d’Arouet, un chasseur d’images désabusé qui fréquente Mateup, le journaliste déchu.

L’Ombre de Liberty est un conte pour adultes, une fable moderne sur la Liberté qui pousse tous les critiques voulant chroniquer le film à une écriture poétique. Aussi, plutôt que d’être commenté ou raconté, le film ne mérite-t-il rien d’autre que d’être vu. Sans doute le synopsis en donnera-t-il une meilleure idée. 

http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=745

par GabonEco publié dans : Revue de presse
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Jeudi 22 février 2007

 "L’Ombre de Liberty à l’aune d’une réinvention des cinémas d’Afrique "

 Ibrahim ISSA  et  Georice B. MADEBE*

  Pour son avant-première, L’Ombre de Liberty, le tout

 récent long métrage gabonais Imunga Ivanga, a mieux fait que séduire une salle Jean-Louis Barrault comble, le jeudi 25 janvier dernier, au Centre Culturel Français Saint-Exupéry. Car les cinéphiles avertis y ont aussi vu comme un vent de fraîcheur juvénile soufflant sur les arts des cinémas gabonais et africains. 

 
Cela ne tient ni à l’entreprise intellectuelle menée par Mateup, ce journaliste aussi ingénieux que talentueux interprété par un Laurent Owondo fort inspiré, ni à la geste héroïque du magistral capitaine Ekumu figuré au grand écran par le dramaturge et metteur en scène Michel Ndaot ; pas plus que cela ne tient à la froideur cynique du colonel Paturo, dont l’aura, l’élégance et la patiente intelligence sont finement restituées par l’icône du cinéma gabonais, Philippe Mory, au sommet de son art et de son heure. 

 Hélas ! L’histoire portée à l’écran par L’ombre de Liberty est, en elle-même, bien commune, qui restitue le quotidien du pouvoir africain, son organisation machiavélique, son sectarisme et ses pratiques déviantes, au bout desquels le petit peuple est converti en victime expiatoire ou débonnaire.

 Si le film d’Imunga Ivanga fera tâche d’huile dans le cinéma africain, c’est davantage par les techniques narratives et de prises de vue employées, les niveaux de discours et de sens  générés, ainsi que par la toile de fond fantastique qui emprunte à la fois aux réalités et à la culture gabonaises leurs génies particuliers, pour lesquelles la sublime et plantureuse Atita (Kyara Bongo) sert de fil à plomb. Au tant le dire tout net. C’est par sa forme en rupture totale avec le cinéma africain qui a nourri notre enfance et notre jeunesse, dont le réalisme naïf invoque sans cesse la foi en la force pédagogique du cinéma en Afrique.

 De fait, qui est Liberty et qui est son ombre ? Cela, personne ne le saura, si ce n’est qu’en fin de film où le spectateur est invité à livrer sa lecture du film.

 On aurait dit que Liberty n’est personne. Ce qu’il est en vérité, une légende incrustée dans la flamboyance nocturne de deux manguiers plantés dans une cour incertaine, et que le regard scintillant de Mateup (Laurent Owondo) sait, seul, interpréter et partager au bas peuple, capturé par des fonds de bouteilles de bière, sous une forme d’aube certaine ou de « demain un jour nouveau ». Mais Liberty est aussi cette femme à visages multiples, envoûtée et envoûtante, fille de joie à l’honneur sauf qui entourloupe brillamment le sémillant et sombre colonel Paturo pressé par une libido arrogante. Atita, au visage étincellent et ensorcelant de Kyara Bongo, serait-elle l’Ombre de Liberty ? Son frère Mateup, journaliste dissident rêvant d’un improbable soulèvement populaire au moyen d’une radio pirate le serait-il ? Pas plus les autorités du monde imaginaire d’Imunga Ivanga que le spectateur ne le sauront, en vérité, au regard de la tournure fantastique que prend L’Ombre de Liberty en fin de film.

 Torturé puis assassiné par le sergent Bibuka (Pierre Monsard Siégu) sous les ordres du capitaine Ekumu, Mateup meurt en apportant le secret de Liberty. Atita, elle, nous en dira un peu plus. Devenue personnage paranormal, elle termine le film avec un double visage qui invoque nécessairement l’appréhension africaine de l’homme et son double. Femme, libre et libertine enjouée, elle se vengera de son frère en provocant la mort par accident de Tonton Mabika (Mathias Ndembet), piètre maître chanteur et homme à la rancœur tenace. Esprit au voile léger, elle se paiera le luxe de laisser l’assassin de son frère assumer sa propre mort, avant de s’évaporer dans la nature comme une traînée de poussière enchanteresse !

 Si L’ombre de Liberty manie savamment réalisme et fantastique, c’est qu’il place résolument la créativité cinématographique au cœur de l’appropriation africaine de cet art inventé par les frères Lumières, lui donnant ainsi un supplément d’âme que les grandes industries cinématographiques mondiales recherchent aujourd’hui, à travers des films fantastiques comme « Harry Potter », « Stars War » ou des films d’animation comme «  Arthur et les minimoys ». Interprété par des amateurs pour la plupart portés pour la première fois au grand écran, excepté Philippe Mory, le film d’Imunga Ivanga se donne à lire comme une œuvre qui réinvente le cinéma africain par sa prise de risque et par son audace. En s’inspirant du cinéma d’engagement noir américain des années « Shaft », il en inverse la philosophie. Puisque, à la libération par l’action, il invite au dépassement de soi par l’esprit, interpellant l’émotion du spectateur à travers une prise de vue aussi bien intimiste, serrée que poignante. Là où nous l’attendions le moins, c’est qu’il nous parle de nous-mêmes, avec nous-mêmes et à propos de nous-mêmes, dans un discours allégorique qui lui donne une dimension universelle (platonicienne ?) et une signification diverse. Ainsi, par ce détour, invoque-t-il l’éternel besoin de liberté de l’Homme face à la cécité entretenu des systèmes politiques oppressifs. Ce film, à l’affiche au Centre Culturel Français à partir du 2 février prochain, fera débat ; même au FESPACO où il est en sélection officielle dès le 24 février prochain.

 Article paru dans le quotidien national

 L’Union du lundi 29 janvier 2007

par Pako publié dans : Revue de presse
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Jeudi 22 février 2007

 

L'ombre de Liberty est seclectionné au FESPACO.

La 20ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a lieu du 24 février au 3 mars cette année.
La capitale du Burkina Faso est déjà prise d'assaut : Hôtel, motel , chambre d'hôte , hamac voire système D; pourvu que les cinéphiles puissent  voir et apprécier la production cinématographique du continent. Le Gabon, l'Afrique du Sud, le Cameroun, l'Algérie...l'option de la diversité est clairement affichée et c'est tant mieux!
Le long métrage d'Imunga Ivanga L'Ombre de Liberty est sélectionné dans la catégorie long métrage parmi 19 autres films.
Imunga Ivanga et  ses comédiens devront  défendre et représenter les couleurs du cinéma Gabonais. Ils  ont les moyens...de remporter l'Etalon du Yénéga quand on sait l'affluence et le succès qu'à connu L'ombre de Liberty deux semaines durant au Centre cuturel de Libreville...salle comble!!! sans compter le nombre important d'articles parus dans la presse écrite...
A Libreville, L'ombre de Liberty est l'évenement  culturel de l'année et c'est à ce titre qu'il a déjà remporté le prix du public...bonne chance!!!

 

PROGRAMME DES PROJECTIONS DE L'OMBRE DE LIBERTY au FESPACO
Mercredi 28 février 2007 22h

Cinéma  le Neewaya

Jeudi 01 mars 2007 18h 30 Cinéma le Burkina
Vendredi 02 mars 2007 18h 30 Centre Culturel Georges Méliès

par Pako publié dans : lombredeliberty
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Vendredi 16 février 2007

A tous les amateurs du 7ème art;

Et A tous les  fans du cinéma africain;

Je vous laisse apprécier quelques scènes du film...

 

 

 

La scène de torture du film: un interrogatoire musclé particulièrement réussi.

 

 

 

L'ésotérisme et le mysticisme sont présents dans l'oeuvre d'Imunga Ivanga.

 

 

 

 

 

.

 Président Mutu Nyama

 

 le Sergent Bibouka faisant son rapport au  Colonel Paturo et au Capitaine Ekumu 

Franck BAPONGA qui fait une apparition dans les forces spéciales 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Mangoye² publié dans : lombredeliberty
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